Depuis plusieurs semaines, la colère monte chez de nombreuses familles au Maroc après l’annonce de fortes hausses des frais de scolarité dans les écoles françaises du réseau AEFE. Des augmentations parfois conséquentes, qui ont provoqué des mobilisations de parents et attiré l’attention jusqu’à Paris, avec l’envoi d’une mission d’observation du Sénat français chargée de comprendre l’explosion des coûts et ses répercussions sur les familles.
Mais au-delà de ce cas emblématique, cette polémique met en lumière une réalité plus large : le coût de l’enseignement privé ne cesse d’augmenter au Maroc, posant des questions d’accessibilité, de transparence et d’équité. Dans un contexte où l’école privée joue un rôle central pour des centaines de milliers de familles, notamment en raison des attentes en matière de langues, de pédagogie et d’ouverture internationale, une interrogation s’impose : le modèle actuel est-il encore viable à long terme ou faut-il le repenser en profondeur ?
Invité: Salaheddine Nabigha, expert éducation et Directeur Général du groupe Philosophe
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Année électorale : les partis marocains face à leurs contradictions
À l’approche d’une année électorale décisive, les partis politiques marocains sont plus que jamais sous pression. Le dernier rapport de la Cour des comptes a mis en lumière des failles persistantes dans la gestion des financements publics, ravivant les critiques sur la transparence et la gouvernance interne des formations politiques. En parallèle, la nouvelle loi sur les partis impose des exigences plus strictes en matière de reddition des comptes, de renouvellement des élites et d’intégration des jeunes et des femmes. Mais dans un paysage partisan vieillissant et souvent perçu comme déconnecté des attentes citoyennes, la question centrale demeure : ces réformes suffiront-elles à restaurer la confiance et à préparer des partis à la hauteur des enjeux électoraux à venir ?