Washington : durcissement contre le Polisario et pression sur l’Algérie.

Et quelle place pour la MINURSO ?
Le 13 février, le soutien officiel d’un parlementaire républicain à une proposition de loi visant à classer le Polisario comme organisation terroriste étrangère a été relayé par les médias, aux côtés de la nomination d’un chargé d’affaires jugé « hostile » par Alger à la tête de la mission américaine à Alger. Ces mouvements s’inscrivent dans une dynamique plus large de durcissement de certaines voix au Congrès américain contre le mouvement séparatiste, appuyées par des figures influentes et une série d’auditions au Sénat qui évoquent notamment une implication présumée du Polisario dans des réseaux sécuritaires régionaux. La pression américaine pèsera-t-elle sur la position algérienne ? Et quelle influence aura-t-elle sur la dynamique interne du conflit et les discussions menées sous l’égide de l’ONU ?
Invités: Hafid Boutaleb, analyste géopolitique et Salaheddine Nabigha, expert éducation et Directeur Général du groupe Philosophe.
Jeunesse marocaine : entre espoir, doute et envie d’ailleurs
Ils sont plus de dix millions, âgés de 15 à 30 ans, selon le dernier recensement du Haut-Commissariat au Plan. L’enquête exclusive menée par Sunergia pour L’Economiste et parue vendredi révèle une jeunesse marocaine loin d’être homogène : entre élites urbaines connectées et optimistes, jeunes modestes en quête d’ascension sociale, profils cosmopolites tournés vers l’expatriation et conservateurs en retrait, le pays fait face à quatre trajectoires bien distinctes. Rapport à l’argent, aux médias, à la politique, à l’État : derrière les chiffres, c’est une génération fragmentée qui interroge le modèle de développement.
Enquête Sunergia en pièce jointe.
Invités: Hafid Boutaleb, analyste géopolitique et Salaheddine Nabigha, expert éducation et Directeur Général du groupe Philosophe.
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Les débats express : 
La 62ᵉ Conférence de Munich sur la sécurité, qui s’est tenue du 13 au 15 février 2026 en Bavière (Allemagne), a rassemblé plus de 50 dirigeants mondiaux. Cette édition s’est ouverte dans un contexte particulièrement tendu : guerre en Ukraine, tensions transatlantiques, redéfinition des alliances et montée des nouveaux enjeux stratégiques comme la cybersécurité, les risques climatiques ou encore la souveraineté technologique.
Au cœur des discussions, la sécurité européenne et la relation avec les États-Unis ont dominé les débats. Le chancelier allemand Friedrich Merz a lancé un appel à « réparer » et raviver la confiance transatlantique mise à mal par les politiques récentes de Washington, alors que le secrétaire d’État américain Marco Rubio a prôné une « alliance revigorée » entre les deux rives de l’Atlantique, tout en soulignant que l’ordre mondial traditionnel n’existait plus dans sa forme d’après-guerre.
La guerre en Ukraine a occupé une place centrale : les États européens et nord-américains ont réaffirmé leur soutien à Kiev face à une Russie encore jugée agressive, tout en reconnaissant que ce conflit s’inscrivait dans la durée. La question du financement, de l’armement et des garanties de sécurité à long terme a été largement débattue.
Autre enseignement de cette conférence : la sécurité dépasse désormais le cadre strictement militaire. Les risques liés à la cybersécurité, à l’intelligence artificielle, à l’environnement ou à l’énergie ont été intégrés comme des défis stratégiques essentiels, confirmant un élargissement du concept de sécurité lui-même.
Enfin, malgré la diversité des sujets abordés, plusieurs voix ont regretté que l’Afrique et les pays du Sud soient encore une fois marginalisés dans les débats, révélant une fracture persistante entre les préoccupations des puissances occidentales et celles des régions confrontées à des défis de sécurité humains et socio-économiques. 
Et le reste de l’actualité nationale et internationale…
Franck Mathiau
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