Jeunesse marocaine : entre espoir, doute et envie d’ailleurs

Ils sont plus de dix millions, âgés de 15 à 30 ans, selon le dernier recensement du Haut-Commissariat au Plan. L’enquête exclusive menée par Sunergia pour L’Economiste et parue vendredi révèle une jeunesse marocaine loin d’être homogène : entre élites urbaines connectées et optimistes, jeunes modestes en quête d’ascension sociale, profils cosmopolites tournés vers l’expatriation et conservateurs en retrait, le pays fait face à quatre trajectoires bien distinctes. Rapport à l’argent, aux médias, à la politique, à l’État : derrière les chiffres, c’est une génération fragmentée qui interroge le modèle de développement.
Enquête Sunergia / L’Economiste en pièce jointe
Invités: Salaheddine Nabigha, expert éducation et DG du groupe Philosophe, et Youssef El Hammal, Directeur Général de DRH.ma et stagiaires.ma
------------------------------------------------
Jeunesse Maroc et Afrique : un marché du travail trop étroit !
Deux rapports tirent la sonnette d’alarme. D’un côté, Foresight Africa 2026 Top Priorities and Recommendations for Africa met en lumière un déséquilibre structurel majeur : 12 millions de jeunes Africains arrivent chaque année sur le marché du travail pour seulement 3 millions d’emplois formels créés. De l’autre, les dernières données sur le marché du travail marocain montrent qu’en 2025, moins de 4 personnes sur 10 en âge de travailler occupent un emploi, avec un taux d’activité féminin limité à 19% et un chômage des jeunes atteignant 37,2%.
À l’échelle continentale comme nationale, la démographie n’est plus un simple indicateur : elle est devenue la variable centrale du développement.

Franck Mathiau
Commentaires

Il n'y a aucun avis pour le moment, laissez le votre.

Pour laisser un commentaire,